
Colère inexpliquée à Nîmes : ce que votre corps veut dire

Marlène Lombard
Naturopathe · Nîmes
Quand la colère surgit sans raison apparente
Une remarque anodine, un bruit, une file d'attente au supermarché, et la colère monte d'un coup. Elle vous surprend, parfois vous fait peur, puis laisse place à la culpabilité. Vous vous dites : « Ça ne me ressemble pas. »
Si cette situation vous parle, sachez que vous n'êtes pas seul à la vivre. Dans mon cabinet à Nîmes, j'entends régulièrement ce type de témoignage, souvent accompagné d'une grande inquiétude : « Qu'est-ce qui m'arrive ? »
Une émotion, mais aussi un signal
La colère est une émotion normale. Elle devient déroutante quand elle paraît disproportionnée ou sans déclencheur identifiable. Dans ces moments-là, certaines personnes remarquent que leur corps était déjà sous tension avant l'événement : mâchoires serrées, épaules hautes, respiration courte, ventre noué.
En naturopathie, je considère la personne dans son ensemble. Je me demande donc ce qui, dans votre quotidien, peut contribuer à rendre votre seuil de tolérance plus bas qu'à l'habitude.
Ce que je ne fais pas
Je ne pose pas de diagnostic et je ne remplace pas un médecin ou un psychologue. Mon rôle est d'écouter votre histoire, d'observer votre mode de vie et de vous aider à repérer des pistes de compréhension, que vous pourrez ensuite partager avec un professionnel de santé si nécessaire.
Une colère répétée n'est pas un défaut de caractère. C'est parfois une information qui cherche simplement à être entendue.
Ce que votre corps peut vous signaler
Lors d'une consultation, je ne cherche pas une cause unique. Je regarde plusieurs domaines du quotidien, qui peuvent chacun influencer notre humeur.
Les pistes que j'explore avec vous
- Le sommeil : un manque de sommeil est connu pour accentuer l'irritabilité.
- Le rythme des repas : certaines personnes constatent des coups de nerfs quand elles sautent un repas ou mangent très tard.
- Le stress prolongé : un quotidien chargé laisse peu de place à la récupération.
- La digestion et l'énergie : ballonnements, fatigue persistante, tensions dans le ventre.
- Les variations hormonales : c'est un sujet à aborder avec votre médecin ou votre gynécologue.
- Les excitants : café, alcool, tabac, écrans tard le soir.
Je n'affirme pas que l'un de ces éléments est la cause de votre colère. Je note ce que vous observez, et nous voyons ensemble s'il se dessine un fil conducteur.
Exercice : respirer 1 minute et tenir un carnet
Cet exercice ne remplace aucun suivi, mais certaines personnes le trouvent apaisant au moment où la tension monte.
- Asseyez-vous, les deux pieds à plat sur le sol, une main posée sur le ventre.
- Inspirez par le nez pendant 4 secondes, en sentant le ventre se gonfler.
- Expirez lentement par la bouche pendant 6 secondes, comme à travers une paille.
- Répétez 6 cycles, soit environ une minute.
- Relâchez volontairement les épaules et la mâchoire à la fin.
Ensuite, pendant 7 jours, notez dans un carnet, après chaque accès de colère : l'heure, son intensité de 0 à 10, ce que vous avez mangé dans les heures précédentes et votre nuit de sommeil. Ces repères sont précieux pour échanger avec un professionnel de santé.
Quand consulter ?
Il n'est pas nécessaire d'attendre que la situation devienne ingérable. Vous pouvez prendre rendez-vous si :
- les accès de colère se répètent depuis plusieurs semaines et vous semblent sans explication ;
- vos proches vous disent que vous avez changé, ou vous évitez certaines situations par peur de « exploser » ;
- la colère s'accompagne de fatigue persistante, de troubles du sommeil, de tensions digestives ou de douleurs ;
- vous vous sentez dépassé par vos réactions et vous ne vous reconnaissez plus.
À Nîmes, je vous reçois en consultation de naturopathie. Nous prenons le temps de faire le point sur votre mode de vie, votre rythme et vos habitudes, sans jugement et à votre allure. Mon approche est complémentaire : elle ne se substitue jamais à un avis médical ou psychologique.
Important : si la colère s'accompagne de pensées de violence envers vous-même ou autrui, de perte de contrôle, ou si elle apparaît brutalement après un traumatisme ou un changement de santé, consultez rapidement un médecin. En cas de détresse immédiate, contactez le 15 ou le 3114, numéro national de prévention du suicide.
Vous n'avez pas à comprendre seul ce qui se passe. Un premier échange peut déjà alléger ce poids.

